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Il faut parler des bons soins!

Actualité

12 mars 2020

À l’heure où tout se bouscule et où les critiques envers le système de santé se font très présentes, il est essentiel de relever aussi les bons coups! Un article paru récemment dans le magazine L’Actualité fait l’éloge du personnel soignant et des bénévoles de l’Hôpital Pierre-Boucher :

 

Bien des choses vont mal dans notre système de santé, mais vous les connaissez, on en parle tout le temps. En planifiant cette chronique à propos de notre système de santé, je cherchais un angle différent. Positif ? Il ne s’agit pas d’être complaisant, mais mon évaluation personnelle étant souvent plus favorable que celle véhiculée par les médias, je voulais en témoigner.

Il me fallait d’abord un titre pour bien présenter cette réflexion. Est alors entrée en scène ma mère, que je raccompagnais chez elle, justement après une intervention mineure réalisée à hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil. Elle m’a fourni l’angle et le titre en me lançant ce petit bout de phrase durant le retour à la maison : « notre bon système de santé ». Mais voici l’histoire.

Après avoir stationné la voiture, nous entrons dans l’hôpital et marchons vers le bloc opératoire. À l’entrée de la salle d’attente, un bénévole souriant — je n’en ai jamais vu de renfrogné — nous indique où prendre un numéro et nous dirige là où quelques malades jasent déjà à voix basse avec leurs accompagnateurs. Ma mère reçoit le numéro 75, je jette un coup d’œil à l’écran : 74. Une patiente règle les dernières formalités au comptoir. Puis… 75 ! 

Ma mère rencontre l’aimable commis à l’accent français, qui la félicite pour sa bonne forme et lui explique les étapes à venir, puis l’envoie vers la salle d’habillage. Ladite commis me remet ensuite un appareil logé dans un étui rouge qui me laisse perplexe. « C’est pour vous aviser quand l’intervention sera terminée. Gardez-le sur vous. » On n’arrête pas le progrès.


Cinq minutes plus tard, ma mère revient s’asseoir près de moi vêtue de la traditionnelle jaquette, met ses lunettes et ouvre son journal, question de passer le temps en lisant un peu avant d’être appelée — on sait qu’il y a souvent de l’attente dans les hôpitaux. Mais voilà qu’on vient déjà la chercher. 

L’infirmière nous accompagne vers l’arrière, où se trouvent les salles d’intervention. Le chirurgien en sort, nous glisse quelques mots, pousse une blague potable, récapitule les étapes à venir et franchit ensuite les portes avec sa patiente, tandis que je retourne vers l’entrée de l’hôpital, où j’avais aperçu plus tôt quelques fauteuils apparemment confortables. J’aurai le temps d’y travailler sur mon ordinateur.

 
Moins d’une heure après, je sursaute : mon manteau sonne — et vibre, même. C’est le bidule rouge : je dois aller retrouver ma mère. De retour sur place, je constate que tout s’est bien passé et, après avoir remercié le chirurgien et l’infirmière, je rends l’appareil. Puis nous quittons les lieux, un rendez-vous de suivi ayant été rapidement confirmé. Bref, un séjour impeccable — et court ! 

Alain Vadeboncoeur, L’Actualité, 4 mars 2020
Lisez l’article complet ici.

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